YG Pablo : VEDA ou Bruxelles face à une ascension déterminée

Face à des artistes montants tels que Frénétik, Tawsen, Geeeko… La scène hip-hop bruxelloise est en plein essor, et YG Pablo est loin de venir nuancer ce propos. Après un premier projet Super sorti en avril 2019, et un titre “AVM” streamé plus de 20 millions de fois, le rappeur nous avait tenu en haleine, sortant des morceaux au fil de l’année 2020, et plantant ainsi les graines d’une carrière artistique qui s’annonce brillante. À seulement 23 ans, celui qu’on désigne comme l’avenir du rap bruxellois a été pris sous l’aile majestueuse de Damso, et dévoile ce 22 janvier son projet VEDA.


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VEDA, mot hindou signifiant « vision et connaissance », est un terme dont on ressent et éprouve le sens à l’écoute des 6 titres composant l’EP. YG Pablo magnie la langue aussi bien que les mélodies, et c’est de cette polyvalence qu’on tombe amoureux et pour laquelle on a ressenti de premiers émois avec “AVM”. Entre Hamza et PLK, le bruxellois mélange les genres, les tons, le flow… Magicien du style, on apprécie l’entendre aborder ses peines de cœur sur mélodie douce au piano dans “Scène de film”, ou parler de son ascension solitaire sur une prod plus trap.


YG Pablo n'était pourtant pas destiné à une carrière dans le rap puisqu'il était avant de se lancer dans la musique basketteur prometteur. De cette vie antérieure, s'il a sans doute garder l'esprit de compétition : “Sur ma pyramide, j’suis solo”, clame-t-il sur le morceau "Pyramide", il a aussi conservé un puissant esprit d'équipe qu'il assure au cours d'interview vouloir garder dans le rap.


Connaissance visuelle ou vision connue, VEDA est un projet musical imagé, coloré et plein de vie. Fort de sa jeunesse, le rappeur use d'un discours “love” autotuné à l'instar d'artistes comme Nelick qu’on a presque l’impression d’entendre sur le morceau “Malhonnête”.


En cette nouvelle année, sans nul doute que YG Pablo honorera une de ses résolutions : celle de venir bousculer la scène hip-hop et d’y faire briller plus que jamais son talent.


Par Apolline Pournin