Le 33 Tours de fêlure : "Aujourd'hui, il y a moins d’icônes, mais une pluralité de grands artistes."

Il y a cette mélodie qui vous plonge instantanément dans votre adolescence. Et celle qui vous fait faire un bond dans le futur. Il y a cette chanson qui vous évoque des moments heureux, vous procurant comme une sensation d’euphorie dont il devient difficile de se lasser. Il y a aussi cet.te artiste qui parvient toujours à vous réconforter, à vous motiver et vous accompagne dans votre vie… Personne n’échappe au pouvoir de la musique et aux émotions qu’elle nous procure, pas même ces talents émergent.e.s que vous ne connaissez peut-être pas encore. Pour apprendre à les connaître, nous avons décidé de les soumettre à un questionnaire un peu particulier : le 33 Tours de Tourtoisie Music.



Première question. Présente-toi en quelques lignes : prénom, nom de scène, âge, la ville dans laquelle tu as grandi, la ville dans laquelle tu vis actuellement, projet musical... Dernières actualités en date peut-être ?


Hello ! C’est Marvin. Mon nom de scène : fêlure. 29 ans. Born and raised in Paris. J’ai commencé à travailler sur ce projet il y a deux ans. Heureux de le lancer avec ce premier titre "I Don’t Know", qui est sorti le 15 avril 2021 accompagné d'un clip tourné en Colombie.



Alors commençons... par un retour en arrière. La chanson que tu associes à un moment heureux de ton enfance, et qui résonne encore dans tes oreilles quand tu y repenses ?


J’allais avec mon père et mon frère à un festival à Temecula, en Californie. Les artistes de la scène WestCoast étaient présents : Michael McDonald, Kenny Loggins, Dave Koz, etc. Sur le chemin, je me rappelle encore de mon père qui a mis plus de six fois d’affilée la chanson "What You Won't Do For Love" de Bobby Caldwell. Un souvenir inoubliable.


Le fait d’être artiste, tu te l’imaginais comment en grandissant ?


COLDPLAY et José Gonzalez ont rythmé mon adolescence. Deux projets bien distincts mais plutôt en accord avec ma propre aventure : incarnant à la fois mon travail avec différents artistes pop de la scène française et ce projet, "fêlure", plus en retrait.


Quel est le job le plus nul ou le plus marrant que tu aies dû faire pour pouvoir investir dans ton projet musical ?


Faire le passe en discothèque. Tu te retrouves dans un sous-sol de boîte de nuit, avec 100 bouteilles de Vodka, 100 bouteilles de Champagnes, et 200 autres bouteilles d’alcools. Ton but est de t’assurer que chaque bouteille donnée au serveur a bien été encaissée. Il ne vaut mieux pas être alcoolique...


Continuons notre voyage dans le temps. Si tu pouvais choisir de vivre à une autre époque, laquelle serait-elle ?


J’ai cette sensation que les années 1960-1970 semblaient agréables à vivre. Comme un retour à la vie.


La meilleure époque musicale selon toi ?


Je trouve la nôtre assez intéressante. Les instruments sont les mêmes qu’autrefois et la musique assistée par ordinateur nous permet d’expérimenter de chouettes choses. On a moins d’icônes, c’est vrai. Mais une pluralité de très grands artistes dans toutes les scènes.


Comment sera la musique dans le futur selon toi ?


J’imaginerais bien une puce intégrée reliée à tes propres sensations, tes peurs, tes désirs, ton rythme cardiaque. Et qui automatiquement jouerait une playlist adaptée dans ton fort intérieur. Comme la bande son de ta vie.


Retour dans le présent. Trois chansons que tu adores ou adorerais reprendre ?


"Mr Sandman", The Chordette.

"Now that I Know", Devendra Banhart.

"Bring it Back", Moloko.

J’ai découvert les deux premières dans des films et je m’amuse sur Instagram à les reprendre de façon plus... bedroom, dans des capsules que j’appelle Fêlure Soundtracks. J’adore faire ça.



Et dans tout ça... Ta musique à toi, elle est comment ? Le genre musical que tu pratiques par exemple ?


J’ai mis du temps à le comprendre. C’est assez dur quand depuis six ans, tu écumes les séminaires pour créer des chansons pour des centaines d’artistes différents aux styles si variés. Tu te demandes ce que c’est ta musique à toi. Puis, à la fin c’est sur scène que tu t’en rends compte. Quand tu ressens les mêmes frissons que tu as quand tu es de l’autre côté.


Une œuvre qui aurait influencé une de tes chansons ?


J’ai rebranché ma console la Nintendo 64. Je ne sais pas si on peut parler d’œuvre mais

le jeu Mario Kart 64 en est une pour moi. J’ai du coup repris mon personnage préféré à savoir TOAD. Et il y a quelques mois, j’ai écris une chanson qui s’appelle "I Wish I Was Toad". J’ai adoré son insouciance. J’ai fait ca toute la nuit.


Une émotion que tu souhaites absolument transmettre aà ton public ? Nomme un de tes titres en exemple.


Je ne dirais pas que je souhaite la transmettre au public, loin de là. Mais la peur et l’anxiété sont deux émotions que j’ai longtemps caché. A mes amis, mon entourage et au public aussi. Heureux de pouvoir en parler ouvertement. Et quelle thérapie.


Parfois, quand ça ne va pas... Qu’est-ce que tu écoutes en pleine insomnie ?


Patrick Watson et sa voix de velours.



La chanson extrêmement mélancolique ou triste qui t’apaise ?


"Cycling Trivialities" de José Gonzalez.



Ton guilty pleasure musical ? Et hors musique ?


"The Climb" de Miley Cyrus - la chanson de tous mes karaokés. J’ai depuis quelques années développé une passion pour le Poker. Et je me suis mis à la mixologie - la création de cocktail plus ou moins élaborés. Affaire à suivre, ils ne sont pas encore très bons pour le moment.


Le morceau que tu mets pendant le coït ?


Barry White et mon homonyme Marvin Gaye évidemment, so cliché !


Le mot de la fin. Tourtoisie Music soutient les artistes émergent.e.s : à quel.le.s artistes souhaites-tu donner de la force ?


Mes copines November Ultra et Coco Bans. Deux artistes si talenteuses et qui sont si

vraies dans leur créations.


C’était fêlure pour le 33 Tours de Tourtoisie. Retrouvez le dernier clip de l'artiste ici et écoutez son single sur toutes les plateformes de streaming.



Propos recueillis par la Rédac’.