Interview #7 : Jean Tonique

Mis à jour : 18 nov. 2019


Hello Jean Tonique ! Pourrais-tu te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?


Je m'appelle Antoine, je fais de la musique sous le pseudo de Jean Tonique et je viens de sortir un nouvel album qui s'appelle Sunny side up.



Pourquoi le pseudo de Jean Tonique ?


À la base, on cherchait un nom à partir d’un jeu de mots un peu débile avec un pote. C'était-il y un bout de temps maintenant cette affaire, huit ans, quelque chose comme ça. On a choisi celui-là parce qu’il nous faisait marrer. On trouvait ça cool. Ça donnait un peu vie à un personnage avec un prénom et un nom. En plus ça marchait en anglais : « Gin Tonic », même si maintenant les anglophones m’appellent plus « Jean Tonique », à la française. Au début c’était qu’une vanne, mais, au fur et à mesure, avec le temps, je l’ai gardé.


Pour annoncer la sortie de ton album, tu as sorti deux singles « Too Bad » et « Like You », pour lequel tu as réalisé un clip aussi. Qu’est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?


« Like you », c’est le premier morceau de l’album que j’ai écrit. Il annonce la couleur. Cet album est un peu différent dans l’esthétique musicale de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent. Il y a d’autres influences, des trucs un peu plus surf rock et « Like you » était le premier morceau qui était dans ce délire. Le single est sorti avec une vidéo dans laquelle je poursuis une fille pour finalement lui prendre son chien.


« Too bad » est le second single qui est dans la même ambiance. Après, dans le reste du disque, il va y avoir des titres plus proches de ce que je faisais auparavant. Quoi qu’il arrive je trouvais qu’il y avait une bonne cohérence dans les morceaux que j’avais fait ces derniers temps, c’est pourquoi j’ai sorti un album.


Pour la pochette des deux singles et celle de l’album, il y a des œufs : uniquement un jaune, puis un œuf cassé et enfin un œuf au plat ? Pourquoi ? Qu’est-ce que ça représente quoi pour toi ?


C’est un peu contradictoire, j’ai dit que le premier morceau dans ce style, dans cette esthétique là, c’était « Like you ». Mais en fait le titre de l’album « Sunny side up » je l’avais en tête depuis un moment. L’histoire, c’est que j’étais au Portugal et j’ai vu ce titre « Sunny side up » sur un van dans un truc de surf. J’ai directement trouvé ça trop cool comme nom de groupe, d’album ou de morceau ! Je l’ai donc gardé en mémoire. « Sunny side up » en anglais c’est le nom d’un œuf au plat et, ainsi, toute la charte graphique et les visuels en ont découlé.





Pour la réalisation de cet album, d’où vient ton aspiration ? Comment as-tu procédé pour la composition ?


J’ai repris tout ce que j’avais emmagasiné depuis des années. Tous les trucs de funk et de french touch que j’essaye de faire transparaître au travers de ma musique depuis le début. Et à cela, j’y ai ajouté ce que j’écoutais dernièrement. Toutes ces influences surf rock comme par exemple Mac DeMarco ou Connan Mockasin. On y retrouve ces guitares, par moment, désaccordées que je trouve trop cool. J’ai donc décidé d’infuser tout ça dans cet album.


Quelles sont tes influences du moment ? Peux-tu nous citer quelques artistes ?


Comme je te l’ai dit Mac DeMarco ou Connan Mockasin. Il y a le dernier album de Men I Trust que je trouve bien cool. Sinon, je n’ai pas trop d’idées sur le moment mais c’est toute cette vague plus lo-fi et surf.


Ah si ! il y a ce groupe trop bien d’Australiens, Babe Rainbow (Clip Babe Rainbow - Many Moons of Love) que j’ai vu à l’Olympia il n’y a pas longtemps. C’est une grosse référence car c’est toujours des trucs assez ensoleillés et légers. En l'occurrence là c’est hyper indie et surf.


Tu as également reçu une formation classique au conservatoire ?


Oui, c’est ça. J’ai commencé par y apprendre les percussions classiques.


À partir de quand as-tu fait la transition vers quelque chose de plus funk et électronique ?

C’est à partir du collège. Le conservatoire c’est très scolaire et, à ce moment-là, je n’avais pas envie de faire quelque chose de scolaire en plus des cours. D’un côté, je m’en veux un peu d’avoir arrêté à ce moment-là. J’avais un prof trop cool mais je n’y allais plus que pour discuter avec lui pendant une demi-heure. Je ne faisais plus du tout de musique. C’était devenu une sorte de confident. C’est donc à partir de là que j’ai arrêté d’apprendre la musique classique, que j’ai commencé à jouer de la batterie et faire de la musique plus accessible, ou plus exactement, qui me plaisait davantage.


Sur cet album, es-tu revenu sur un format plus live ?


C’est un peu ça, ce soir on va faire un petit live c'est un show-case d’une demi-heure. Après, j’aimerais bien pouvoir combiner les deux. J'ai pas du tout lâché l’affaire avec les DJ set que je trouve toujours trop cool. Mais j’aime aussi beaucoup jouer en live et là les morceaux s’y prêtent beaucoup plus. J’espère qu’on va faire quelques dates.


Tu peux nous présenter les musiciens avec qui tu joues ?


Alors, il y a Léo qui est principalement à la guitare mais aussi au clavier. Il m’a aidé à arranger la plupart des morceaux de l’album. Avec Guillaume, à la basse, on ne s'est rencontré qu’il y a deux ou trois semaines. On s'est très bien entendu et du coup je lui ai dit que ce serait cool qu’il joue avec moi sur scène, et puis voilà !


Est-ce qu’il y a une tournée de prévue ?


Non pas pour le moment, mais on va voir. Si on peut monter une petite tournée et faire quelques dates ça serait avec grand plaisir.


Dans ton dernier album il y avait beaucoup de collaborations, notamment avec Cisero, Keyone Starr, Dabeull, Larry Houl, Etienne de Crecy. Pourquoi as-tu décidé de ne pas en faire dans celui-ci ?


Ça rejoint un peu ce que je t’ai dit tout à l’heure. Jusqu’à maintenant je faisais plutôt des instrus et après je cherchais comment faire pour poser une voix dessus. C’était plus une démarche de producteur que de compositeur/musicien. Sur cet album, j’ai vraiment tout fait : écrire les paroles, chanter sur les morceaux, la composition ou dessiner les artworks. Je voulais avoir un contrôle à 360° sur tout le disque. Ça m’est venu comme ça, je trouvais ça cool et plus cohérent de m’occuper de tout. Pour cet album-là en tout cas. Après ça évolue et peut-être que je recommencerais à faire des featuring plus tard. Mais là, avec l’ambiance, ça me plaisait bien d’écrire des petits textes. Après sans prétention. Je ne suis pas un songwriter ou quoi que ce soit. C’est juste des petites chansons, mais c’était cool de le faire et de le faire tout seul !


Pour finir, pourquoi as-tu décidé de faire ton showcase chez Ground Zero ?


C’était une idée en commun avec mes managers car j’avais déjà fait un live ici pour le Disquaire Day il y a un an et demi. Ça c’était très bien passé, l’endroit est cool est convivial et les gérants super-sympathiques !


Merci beaucoup Antoine, et bon live !



Interview par Lucas de Moidrey

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