Interview #2 - DOUBLE T

Il sera au rendez-vous de notre 3ème édition d'In(sei)ne le 26 septembre prochain et il s'est confié à la rédac' de Tourtoisie. Voici Double T.

Hello Double T, tu peux te présenter et présenter ton projet “Double T”?

Holà ! Je suis le rappeur Double T, je viens d'Amiens (que vous devez tous connaître depuis notre montée en ligue 1 !) et j'ai 23 ans. J'ai créé "Double T" il y a un peu plus de 2 ans maintenant.  De part mes nombreuses influences, et notamment hors rap, je pense pouvoir dire que je fais une musique hybride, entre ambiances vaporeuses, sombres bangers et mélodies pop, toujours au service de ma plume. En fait je m'amuse et me libère de mes démons en même temps !

D’où vient le nom ?

Alors je m'appelle Théo, c'est ainsi que j'ai sorti mon premier morceau. Ensuite je me suis fait appelé T-High (T-Haut --> Théo, pour les non bilingues haha). Avoir un blaz m'a permis de me libérer d'un point de vue texte/ambiance, de créer un personnage. Par la suite je me suis rendu compte que selon ce que j'écrivais, j'étais dans ce personnage où alors dans celui que j'étais au quotidien, Théo. Donc Double T, c'est un mix entre Théo et T-High, selon qui a la plume entre ses mains ...

 Elle t’est venue d’où l’envie de te mettre à la musique ? Tu as commencé directement par le rap ?

J'ai toujours adoré la musique et la scène. Je me souviens à 9 ans j'avais chanté "Welcome to my life " de Simple Plan avec un pote (et mon accent !) à la kermesse de notre école. J'ai joué de la guitare quelques temps, puis j'ai "mixé". J'écoutais beaucoup de Rap US, je kiffais les prods ! J'écrivais énormément, des histoires courtes, des débuts de romans et des textes/poèmes. Le rap français ne m'évoquait pas grand chose jusqu'au début des années 2010, puis je me suis pris Orelsan et 1995 et j'ai compris qu'on pouvait faire du rap en parlant de sa vie. Passion pour l'écriture + passion pour la musique ... Voilà voilà !

Quelles sont tes influences ?

Pour le rap français je suis carrément cliché, mais je dirais Lomepal en premier. Depuis FLIP j'assume beaucoup plus ce côté hybride dans ma musique, alliant chant, rap et surtout mélodies. Sinon, on va pas se mentir, Nekfeu et Orelsan, notamment pour leurs textes.

Ensuite j'ai sûrement été inspiré par tout ce que j'écoutai petit, comme Justice, les Red Hot ou Alt-J (j'aurai mon Breezeblock un jour).

Tu peux nous parler de ton premier EP Somnium Part 1 qui est sorti en

juin dernier ?

Yes ! Le 21 Juin dernier, le jour le plus long entraînant la nuit la plus courte, j'ai sorti SOMNIUM: Part.1 . C'était un EP assez expérimental au départ mais qui me ressemble beaucoup. C'est très introspectif, et en même temps j'essaie de parler de choses que tout le monde peut vivre. Le but étant de montrer qu'on peut toujours avancer et que, si tu as des rêves, il faut te battre pour. Si tu n'en a pas, trouves-en. Mais il ne faut jamais abandonner. C'est un de mes rêves : d'aider les gens en leur faisant comprendre qu'ils ne sont pas seuls et que l'on peut améliorer sa condition.

Pourquoi ce thème autour du sommeil ?  Que trouves-tu de “beau” dans l’univers du rêve ?

Plus que le sommeil, cet EP traite de ce que j'appelle "le vrai dans le faux", les "mirages" qui nous entourent, plongeants l'auditeur dans le "SOMNIUM" (qui veut dire rêve en latin) un monde aux multiples interprétations, où vérité et fiction s'entremêlent.

C'est incroyable le rêve ! Déjà, parce que chacun s'en fait sa propre interprétation :  il y'a des jolis rêves, des cauchemars, des rêves prémonitoires, endormis ou éveillés... Le rêve c'est quelque chose propre à chacun et c'est certainement notre plus grande liberté. Tout le monde peut rêver ! Si le but dans la vie c'est d'être heureux, quel meilleur moyen de l'être que de réaliser ses rêves ? Ce projet montre que même dans le noir de la nuit on peut trouver de l'espoir.

Dans “La Piscine”, ton premier single, tu dis “y’a qu’à la surface qu’on deviendra artiste”, tu peux nous expliquer cette phrase ?

En fait cette phrase résume assez bien le concept du projet. La Piscine représente les paradis artificiels, le fait de mettre la tête sous l'eau, comme pour tout mettre sur pause.  Elle signifie qu'il faut se battre et travailler pour ses rêves, qu'il faut sortir la tête de l'eau pour les réaliser !

C’était comment la collaboration avec Joanna sur Somnium ? 

C'était top ! C'est la deuxième fois que j'écrivais pour une fille, mais là, je me suis vraiment pris la tête pour choisir des rimes et des sonorités qui colleraient avec sa voix. Elle a joué le jeu à fond et ça a donné, à mes yeux, un de mes plus beaux morceaux. Je vous invite à aller écouter son groupe, ça s'appelle The Groundswell Motion, c'est une sorte de rock psyché archi cool ! 

Y’a t’il d’autres artistes émergents que tu nous conseillerais ?

Déjà, tous les artistes de North Face Records (Lille) avec Bekar, Salek et Balao, trois rappeurs dont vous entendrez tous parler bien vite. Ils sont accompagnés par Lucci' leur producteur qui a réalisé SOMNIUM : Part.1 (et 2). Ils sont beaucoup trop chauds et tous dans des univers différents ! Et sinon, évidemment mon fidèle acolyte (et sa grosse voix), Gran Batarr, présent sur SOMNIUM. Il a sorti en avril dernier son projet "Résilience" que je vous conseille vivement (j’ai collaboré avec lui sur le morceau “Si Vite”).

Tu peux nous parler du clip de Somnium ?

C'est le premier clip qu'on a tourné à Paris avec Pierre Cohen. C'est lui qui avait réalisé le clip de " La Piscine " également.

Le tournage était assez simple, on l’a réalisé chez lui, à deux. Le but était de retrouver la couleur globale du projet : le bleu, de mettre en avant ce côté nocturne et insomnies, qui nous laisse souvent avec nos questions intérieures. Le grain du clip, volontaire, avait pour but de plonger les gens directement dans cet univers entre rêve et réalité. La non présence de Joanna dans le clip également, en la faisant apparaître comme une voix onirique, sans savoir si elle est réelle ou non. On y voit à nouveau Théo et T-High, l'un et l'autre bien marqués par les accessoires. J'adore ce clip, gros S/O à mon poto Pierre !




Tu fais quoi pendant tes nuits blanches ? (“Pour vivre de ma passion,les nuits blanches me donne la patience" - Balade Nocture, Double T)

J'écris. J'écris et j'écris encore ! Et sinon, c'est un peu cliché, je l'avoue, mais j'adore regarder les étoiles. Je suis intrigué par l'espace depuis tout petit ! Je trouve ça calme, apaisant et en même temps, on peut s'y perdre sans bouger de place. La nuit peut aussi être bruyante, effrayante voire menaçante. Mais dans tous les cas, je pense que c'est introspectif par nature. Seul avec soi même, on ne ment pas. C'est plus que propice à la création.

On peut en savoir plus sur la partie 2 à venir ? :)

Alors je peux déjà dire que ça sera un mix entre la suite, la complémentarité et l'inverse de la Part.1 ! Si cette dernière était incarnée par Théo, la deuxième est représentée par T-High. Et musicalement parlant aussi : bangers, second degrés et ambiance beaucoup plus solaire. 

Très destinée au live, je peux déjà vous dire que je jouerai quelques exclus au Pop Up du Label ;)

In(sei)ne, ce sera ta première date parisienne ? Qu’est-ce que ça te fait ?

Exact ! On a eu plusieurs propositions mais chaque fois on était déjà programmé ailleurs ... Je suis tellement heureux d'enfin jouer à Paris, en plus au Pop Up du Label, une sacrée salle ! J'aime tellement la scène et là c'est enfin la reprise ! 

Le mot de la fin ?

Merci à  Tourtoisie Music pour l’interview, merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire :)

On se retrouve pour la soirée In(sei)ne afin de plonger dans le SOMNIUM tous ensemble !



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