B.O.BINES #27 : Le Sommet des dieux, quête d'adrénaline en Himalaya

Chez Tourtoisie, on aime autant danser dans les salles de concert que s’asseoir au fond d’un siège moelleux devant un écran géant. En prêtant toujours une oreille attentive au contenu audio des films, une fière équipe de frondeurs est heureuse de vous présenter B.O.BINES, la branche cinématographique de Tourtoisie. Cinéma indépendant, bandes originales renversantes, compositeurs émergents… C’est avec grand plaisir que chaque semaine, nous vous partageons nos coups de cœurs musicaux du grand ... et du petit écran .


Le Sommet des dieux © Wild Bunch Distribution

Adaptation du manga et best seller japonais, Le Sommet des dieux nous embarque dans l'univers grandiose et solitaire des alpinistes, au cœur des montagnes népalaises. Dans les années 90, un jeune journaliste, Fukamachi, se lance à la recherche de l’appareil photo de Mallory, l'alpiniste anglais qui aurait gravit l’Everest en 1924. N’ayant pas survécu à l’équipée, impossible de savoir si celui-ci a réussi l'exploit et atteint le fameux sommet… à moins de retrouver une photo qu’il aurait prise en haut, attestant sa victoire. Pour cela, le reporter se lance sur les traces de Habu Joji, un alpiniste japonais au passé tragique, qui vit désormais reclus. Une légende urbaine raconte qu’il serait en possession de l’appareil de Mallory. Obsédé par sa quête, Habu se prépare depuis des années à gravir pour la première fois la face sud ouest de l'Everest, en solitaire.


Avec une animation magnifique, des personnages mystérieux et un scénario passionnant, Le Sommet des dieux nous captive et nous transmet l'adrénaline des grandes ascensions. Patrick Imbert, directeur de l’animation d’Ernest et Célestine ou d'Avril et le monde truqué, signe pour la première fois le scénario et la réalisation d'un film. Quatre ans auront été nécessaires pour adapter les 1500 pages du manga en un film de 90 minutes. Un résultat à la fois réaliste et extrêmement sensoriel, où se mêlent la grandeur des paysages de montagne et la sensation d'oppression face à l'immensité des éléments.



La bande originale est signée Amine Bouhafa, récompensé du César de la meilleure musique en 2015 pour Timbuktu, et également compositeur de la musique originale de Gagarine (dont la critique est à retrouver ici). Pour le Sommet des dieux, Amine Bouhafa a créé des titres parfois envoûtants et mélancoliques, aux accents japonisants (Mallory’s Legacy), d’autres beaucoup plus angoissants qui donneraient presque le vertige (Feeling the Heights) ou renforcent la tension des moments où la vie des alpinistes ne tient plus qu’à un fil… (The Rope).


Le Sommet des dieux nous raconte un univers aussi passionnant qu'impitoyable, un monde de compétiteurs happés par la puissance de la montagne.


Au cinéma actuellement et une bande originale disponible sur les plateformes.


Par Lucie Blanc-Jouvan